Le rêve de tout immigrant est d’arriver dans un nouveau pays, de se rendre à la banque pour ouvrir son compte, puis d’en ressortir avec des formulaires signés et… une possibilité d’emploi. Et si c’était possible ?

Cette histoire est pourtant plausible; parlez-en à Alice Xie, directrice du développement des affaires, Nouveaux arrivants, chez RBC. C’est ce qui lui est arrivé lorsqu’elle est arrivée en sol canadien, il y a une dizaine d’années.

Forte de ses valeurs de diversité et d’inclusion, RBC a mis sur pied l’Équipe spécialisée, Nouveaux arrivants pour le Québec, qui a pour mission d’éduquer financièrement les nouveaux arrivants sur le système bancaire canadien, d’assurer un avenir prospère par de judicieux conseils et de rencontrer des partenaires communautaires essentiels pour trouver des points de repère facilitant cette nouvelle vie au Canada.

Cette petite équipe agile, composée de nouveaux arrivants ou appartenant à une première génération d’immigrants au Canada, propose des séminaires en plusieurs langues, afin qu’ils soient accessibles à un maximum de communautés : anglais, français, russe, ukrainien, espagnol, italien, portugais, mandarin et persan.

Ce qui caractérise cette équipe, c’est la passion : pour l’être humain, l’entraide et la transmission de valeurs, de culture et de judicieux conseils propres à l’intégration à la société canadienne. Sans oublier la passion pour les services bancaires, bien entendu!

Nous avons rencontré quatre membres de cette charmante équipe afin de mieux comprendre leurs motivations à s’engager ainsi auprès des nouveaux arrivants. Force est de constater que cela dépasse l’investissement à RBC, qui les emploie, et que cela touche davantage à une responsabilité sociale – humaine – dans notre société canadienne où tout le monde a droit aux mêmes chances.

PHOTO: JETAASI VERMA

Photo : Paola et Alice à un événement destiné aux nouveaux arrivants

Quelques mots sur Alice, Kateryna, Harir et Paola


Alice Xie n’avait ni étudié ni travaillé en finances avant son arrivée au Canada. Elle avait toutefois vécu en France, après avoir quitté son pays natal, la Chine. Un conseiller RBC qui l’a aidée à ouvrir son premier compte bancaire canadien a eu l’amabilité de lui dénicher une entrevue pour son organisation. Elle fut embauchée comme conseillère à la clientèle grâce à des expériences antérieures en service à la clientèle. Depuis 2013, elle a gravi les échelons de l’entreprise, ayant été promue successivement conseillère en services bancaires, conseillère en prêts hypothécaires et directrice de développement des affaires pour le marché asiatique, avant de devenir officiellement, à la tête de cette équipe spéciale, directrice du développement des affaires, Nouveaux arrivants.

Kateryna Chaura a dû suivre ses parents au Canada. C’est donc en 2006, alors qu’elle était âgée de 19 ans, qu’elle est arrivée d’Ukraine. Elle travaille à RBC depuis 2010 et a été la première à passer une entrevue pour faire partie de cette équipe spéciale dédiée aux nouveaux arrivants. Bien qu’elle ait déjà envisagé de quitter RBC pour travailler au gouvernement en immigration après des études dans le domaine, la force des choses (cette chère COVID-19!) l’a amenée à rester à RBC et à y mettre de l’avant cette mission qui l’interpellait depuis quelques années.

« Je fais partie de l’équipe, car je parle l’ukrainien et le russe. J’ai toujours travaillé dans un milieu russophone. C’est pourquoi je réponds aux besoins des communautés de tous les pays de l’ex-URSS. On me confie les gens qui souhaitent ouvrir un compte bancaires », indique Kateryna.

Pour Harir Rabeie, Montréal l’a « façonnée en tant que personne ». D’emblée, elle indique qu’elle ne serait pas la même personne si elle avait grandi en Iran, son pays d’origine.

« Parce que je viens d’un pays comme l’Iran où les femmes ne sont pas traitées à égalité avec les hommes, ça m’a donné une confiance, de grandir ici, de m’éduquer et d’avoir cette opportunité de le faire. J’essaie de redonner cette confiance aux nouveaux arrivants », indique-t-elle.

Enfant issue d’une première génération d’immigrants arrivée au Canada dans l’espoir d’une vie meilleure, elle a connu les difficultés et les barrières auxquelles se heurtent davantage les migrants de première génération. Elle se dit à même de comprendre leur parcours de vie et à quel point l’intégration dans un nouveau milieu de travail n’est pas toujours simple. Depuis 2017, elle a exploré différentes divisions à RBC, notamment la gestion de la fraude et le service-conseil. Avant de devenir spécialiste du développement des affaires, Nouveaux arrivants, elle a été directrice adjointe de succursale.

Paola Mazzara est née au Venezuela. C’est en 1992 que sa famille s’est installée au Canada. Ses parents recherchaient un meilleur avenir pour leurs enfants, dans un pays sécuritaire.

« Mes parents sont mes idoles. Grâce à eux, mon frère et moi avons eu la chance d’apprendre de nouvelles langues et de devenir ce que nous sommes aujourd’hui. Le Canada jouit d’une belle culture et les possibilités sont infinies. Nous avons eu la chance d’arriver comme résidents permanents et nous avons été accueillis à bras ouverts. Cela a facilité notre intégration, ce dont nous serons éternellement reconnaissants. »

Dès son plus jeune âge, Paola avait une certitude en observant ses parents s’épanouir au Canada : qu’un jour, elle aiderait les nouveaux arrivants à s’intégrer dans son pays d’accueil.

« Certains laissent leur famille derrière, pas nous. Oui, on laisse quelque chose derrière, mais on bâtit une nouvelle vie et c’est ce que je veux transmettre aux nouveaux arrivants. Ce n’est pas facile, je leur dis, mais il faut aussi, pour avoir une vie meilleure, faire ce saut. Ici, on a tout. On a la possibilité de travailler, d’avoir une éducation et j’ai eu ces privilèges. »

Depuis 2012, elle s’est fait remarquer rapidement pour son approche auprès de la clientèle et a su se surpasser au sein de RBC dans plusieurs rôles, notamment comme conseillère experte, Services bancaires, directrice adjointe de succursale, directrice d’équipe et coach au centre de conseil. Elle s’est aussi engagée activement dans la collectivité auprès des nouveaux arrivants, ce qui l’a menée au rôle de spécialiste en développement des affaires, Nouveaux arrivants.

« Ce rôle me permet de mettre en œuvre ma vision et de pouvoir travailler avec mes collègues et partenaires qui partagent la même passion, celle d’aider les nouveaux arrivants à s’établir au Canada et de les accompagner dans chaque étape de leur vie. »

Photo: Harir Rabeie and Kateryna Chaura celebrating the Persian New Year

Photo : Harir et Kateryna à l’occasion du Nouvel An perse

Passion + transmission = donner au suivant


La transmission est une valeur importante et inhérente à la survie de toute société. Tant Alice, Kateryna, Harir et Paola partagent leur parcours de vie à leurs collègues ou clients et les leçons acquises. Elles sont des exemples de réussite dans notre société. Elles redonnent tout aussi fièrement ce qu’elles ont reçu : soutien, accompagnement, ressources organisationnelles ou sociales, etc.


« J’ai reçu beaucoup de soutien pendant mon intégration. Il est donc important pour moi de pouvoir redonner en accompagnant les gens comme je l’ai été et de leur montrer que tout est possible ici », nous confie Alice. « J’en suis à mon premier rôle de gestionnaire et je travaille avec une équipe formidable. Aux nouveaux arrivants, je dis toujours qu’ici, c’est possible. Que j’ai trouvé ma place ici, à Montréal, et que cela ne m’est pas arrivé en Europe. Je leur conseille de postuler, de chercher ce qu’ils veulent. Il ne faut pas avoir peur d’être refusé, car l’opportunité est là. »

Une autre valeur forte à RBC : on encourage les employés à s’engager dans des activités de bénévolat. L’équipe dédiée aux nouveaux arrivants multiplie les partenariats avec des organismes d’aide et de soutien aux nouveaux arrivants afin d’assurer une différence positive dans leur vie. L’équipe de RBC peut toujours compter sur un partenaire du milieu communautaire pour soutenir les immigrants quant à leurs droits, aux connaissances à acquérir, à la recherche d’emploi ou tout autre besoin à combler.

« On ne pense pas seulement en tant que banquiers, on les considère comme des membres de la famille », explique Alice. Dans l’équipe, on s’ouvre à la différence, on essaie de promouvoir différentes cultures. On a des collègues qui proviennent de partout dans le monde. Notre mission est de créer cette sensibilisation culturelle. Ce n’est pas seulement la mission de RBC, c’est aussi la nôtre », poursuit-elle. « Quand on ne connaît pas les autres cultures, cela peut créer une distance. Or, dans les activités de groupe, dans l’immersion, avec la curiosité, on voit les us et coutumes des autres, ce qui est important pour les autres cultures. Cela aide à s’ouvrir et à mieux vivre ensemble. »

Parvenir à ces échanges n’est pas toujours simple ni évident, particulièrement lorsqu’on a affaire à des réfugiés de la guerre. Kateryna Chaura travaille surtout, depuis plus d’un an, avec des réfugiés ukrainiens, étant donné ses connaissances langagières. C’est en fait le cas depuis 2014, qui a marqué le début des tensions russo-ukrainiennes. Certaines parties de l’Ukraine parlant autant ukrainien que russe, elle est la personne toute désignée pour aider les réfugiés. D’une part, les réfugiés n’ont pas le temps d’apprendre les langues officielles du Canada, d’autre part, les hommes n’ont pas le droit de suivre leur famille : ils sont obligés de rester dans leur pays pour aider leur nation à remporter cette guerre.

Les séminaires, bien davantage que les webinaires, permettent à ces familles de rencontrer d’autres personnes de leur communauté, de créer de nouvelles amitiés et des réseaux de soutien. Le tout sans jamais discuter des produits RBC. L’objectif premier n’est pas celui d’acquérir de nouveaux clients.

« J’incite toujours les gens à échanger entre eux et à rester en contact. Tout le monde est bienvenu, y compris les enfants. L’approche humaine est ce qui compte le plus. Nous désirons bien sûr répondre aux besoins bancaires des gens, mais c’est la relation d’aide qui nous différencie et nous rend uniques. Je me souviens de ce que mes parents et moi vivions, de notre sentiment d’égarement, et de la chance que nous avons eue. Je suis très heureuse de pouvoir changer des vies pour le mieux », Kateryna.

Et il n’est pas rare de constater que les gens se rapprochent et développent de puissantes amitiés, de solides réseaux d’entraide, ce qui ne fait que confirmer l’utilité de cette équipe tissée serrée.

L’équipe de soutien aux nouveaux arrivants est aussi là pour contribuer à donner des réponses pertinentes sur ce qui attend les nouveaux arrivants dans leur pays d’accueil et s’assurer que toute l’information pertinente soit transmise.

« Souvent, les gens n’osent pas poser de questions. Ils ne veulent pas déranger ou montrer qu’ils ne savent pas. On crée donc un environnement propice pour que les employés soient à l’aise de le faire, ainsi que les clients avec lesquels nous traitons », nous explique Harir.

« Je veux les aider à se propulser dans leur nouvelle vie au Canada. Quelle est l’importance d’acheter une maison, de connaître le système bancaire canadien? Je veux transférer mon bagage, donner mon expérience, mes connaissances pour les aider à grandir et à trouver un emploi. C’est mon succès à moi, ma mission de vie! » lance Paola avec un joyeux aplomb.

Tristan Tsui

Photo : Kateryna, Harir, Alice et Paola

Malheureusement, l’expérience de Kateryna n’a pas été aussi positive à son arrivée au Canada.

« À mon arrivée, il y avait peu de soutien et presque pas d’Internet. Certaines personnes mal intentionnées nous donnaient même de faux renseignements pour compromettre nos chances de succès. »

Son but, à travers cet engagement particulier dans l’équipe, est de faire en sorte que chacune des personnes rencontrées ait la chance de s’intégrer et de réussir.

« Je leur souhaite encore plus de succès que j’en ai eu ! » lance Kateryna, enthousiaste.

Toutes les quatre partagent cette même passion et ce même engagement dans la collectivité. En misant sur l’être humain ainsi, elles font non seulement grandir RBC, mais c’est la société au complet qui bénéficie de cette merveilleuse inclusion de nouveaux citoyens canadiens informés et amoureux de leur nouvelle culture.

Un mot de nos avocats

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