La neuroscience de la confiance


Notre cerveau interprète les messages différemment selon qu’ils proviennent d’une personne qui nous inspire confiance ou non.

Si la rétroaction provient d’un collègue dont on se méfie, on aura davantage tendance à la remettre en question. À l’inverse, s’il s’agit d’un collègue à qui l’on fait confiance, on sera plus réceptif.

« Nous sommes conçus pour traiter l’information de façon subjective en fonction de l’émetteur, explique Mme Davey. Faire confiance à quelqu’un demande de se placer en position de vulnérabilité, ce que nous ne sommes pas prêts à faire pour tout le monde.

Par conséquent, l’efficacité de l’équipe s’accroît considérablement lorsque ses membres prennent ce risque de se faire confiance. » La confiance permet de partager l’information, de demander de l’aide, de travailler dans des conditions difficiles et de s’entraider, toutes des activités qui comportent certains risques.

« La confiance est essentielle à tous les aspects du travail, explique Erin Stein, chargée du perfectionnement du leadership et de la culture à RBC. Les gestionnaires de personnes en particulier doivent instaurer un climat de confiance dans leur équipe pour qu’elle se donne à fond. »


Niveaux de confiance

Mme Davey affirme que la confiance se bâtit en quatre étapes : création d’un lien, compétence, fiabilité et intégrité.

Il faut en premier lieu établir un lien, chose qui n’était pas aisée durant la pandémie, lorsque nous devions tous communiquer virtuellement.

« Nous n’avions pas accès à l’autre dans son intégralité, explique-t-elle. Par exemple, lors d’un appel vidéo, votre interlocuteur ne voit pas votre enfant qui vous dérange en vous demandant une collation. »

Pour accroître cette connaissance des autres, elle suggère d’organiser des activités hors du contexte professionnel, comme un dîner virtuel ou, plus simplement, de porter un chandail arborant le logo de l’entreprise lors des communications. Vous vous sentirez visuellement liés, ce qui renforcera l’esprit d’équipe.

Le plus tôt est le mieux, donc n’attendez pas pour établir un lien avec vos collègues.


Aptitudes pour bâtir la confiance

Vous pouvez accroître votre aptitude à inspirer confiance avec quelques trucs à intégrer à votre quotidien.

Par exemple, remercier le membre de l’équipe qui vous signale ponctuellement un problème l’encourage à continuer de le faire.

« Dans ce genre de situation, il faut exprimer sa gratitude plutôt que se montrer irrité parce qu’un problème survient, ce qui aurait plutôt tendance à dissuader les gens d’aller vers vous », dit Mme Davey.

L’intégrité est une autre qualité cruciale que l’on peut démontrer simplement en admettant ses erreurs et en apprenant rapidement d’elles.

Il faut également faire preuve de discrétion n’abordant pas des sujets à caractère personnel avec l’ensemble de l’équipe afin d’éviter d’alimenter les commérages. Vous avez besoin d’un conseil ? Adressez-vous plutôt à un pair.

« Enfin, la compétence la plus importante est l’écoute active, qui est heureusement un comportement largement adopté par les gestionnaires à RBC, observe Mme Stein.

Elle permet d’étoffer les perspectives et de démontrer de la compassion, ce qui mène à un meilleur rendement d’équipe. »

Il faut aussi prêter attention au langage non verbal l’interlocuteur, qui est souvent plus révélateur de ses émotions. Accordez-lui toute votre attention et ponctuez la conversation de questions ouvertes pour clarifier votre compréhension.

En effet, la confiance au travail passe directement par l’impression de se sentir compris.

« Au travail, lorsque la priorité est accordée aux personnes plutôt qu’aux tâches, un lien de confiance s’établit et l’efficacité de l’équipe s’en trouve grandement améliorée », dit Mme Stein.



Un mot de nos avocats

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